« Je ne pensais pas que c'était une telle galère d'acheter »

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Le parcours des acquéreurs lyonnais est souvent le même. Une majorité d'entre eux recherche des petites surfaces, entre 50 et 80 mètres carrés, un bien quasi introuvable dans l'agglomération. C'est le cas de Camille a 27 ans. Poussée à déménager après une séparation, elle décide d'acheter au mois de mai dernier. « J'en avais marre de payer un loyer alors plutôt que de relouer j'ai cherché à acheter », explique la jeune femme.

« Il faut être hyper réactif »
Camille calcule son budget, 140 000 €, et part faire le tour des agences. « Je ne pensais pas que c'était une telle galère que de se lancer dans l'achat. Ce qui m'a le plus surprise, c'est qu'il faut être hyper réactif ». Elle visite rapidement six appartements. « Ils étaient tous miteux, il y avait des travaux énormes à faire, et du coup ça ne collait plus du tout à mon budget ». Après plus de deux mois de recherche, un appartement correspond enfin à ses critères. « J'ai dû me décider en deux jours parce que l'agence immobilière me mettait une pression incroyable en me répétant que j'avais la priorité mais qu'il y avait d'autres personnes sur le coup. » Suivie par son banquier, elle revoit son budget à la hausse et pense l'affaire bouclée. Mais pendant huit jours l'agence ne donne plus de nouvelles. « J'ai appris plus d'une semaine après que j'avais été doublée par un médecin ». Depuis, Camille attend que les agences la recontactent, mais aucune offre n'arrive. Elle a finalement emménagé la semaine dernière dans un appartement… en location.a. D.

Location

Dans le secteur locatif, les loyers n'augmentent pas (entre 0 et 1 %) mais les offres manquent également à Lyon. La pression porte surtout sur des petites surfaces, deux ou trois pièces. Le manque d'offre s'explique notamment par une baisse de mobilité des locataires, ce qui a entraîné un allongement constant du taux de rotation ces dernières années.