Le réalisateur Olivier Marchal se plonge dans l'histoire du gang des Lyonnais

FILM Le tournage débute lundi dans la région lyonnaise...

A Lyon, C.B.

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Le réalisateur et ex-flic Olivier Marchal.
Le réalisateur et ex-flic Olivier Marchal. — AGF / REX / SIPA

Et de quatre. Après «Gangsters» (2002), «36, quai des Orfèvres» (2004) et «MR 73» (2008), Olivier Marchal, l’ex-flic devenu réalisateur, entame le tournage dès lundi son quatrième long-métrage qui s’achèvera en Espagne le 21 octobre.

Le nom du film: «Les Lyonnais». L’histoire retrace celle, bien réelle, d’Edmond Vidal, surnommé Momon, qui fut dans le début des années 1970 à la tête du gang des Lyonnais. Il sera incarné par l’acteur Gérard Lanvin alors qu’Alain Delon, un temps annoncé pour ce rôle, s’est retiré pour désaccord.

Alternance entre romance et faits réels

De 1967 à 1974, cette équipe de braqueurs basée dans la région lyonnaise multiplie les hold-up, sans jamais user de la violence. La police lui attribue jusqu’à trente-cinq braquages, dont le plus célèbre, celui de l’hôtel des Postes de Strasbourg en 1971, où le gang est reparti avec un peu plus 11,5 millions de francs. L’équipe a  un mode opératoire bien à elle. Les braqueurs utilisent toujours des estafettes volées, des blouses, des cagoules et des postiches pour opérer leurs casses. En 1974, Edmond Vidal est arrêté avec plusieurs de ses comparses. Tous sont jugés en 1977. Après sa sortie de prison, en 1981, Vidal décide de se «retirer des affaires» pour mener une vie tranquille.

Olivier Marchal a pris le parti de romancer la vie d’Edmond Vidal lorsqu’il atteint la soixantaine. Rangé, il décide de «s’offrir une parenthèse criminelle innattendue», raconte le pitch, pour tenter de sauver son vieil ami de toujours Serge Suttel, joué par Tcheky Karyo. Lui est resté «un voyou dangereux et recherché».

Le film, au budget de 14 millions d’euros, alternera romance et faits réels des années 1970 à l'aide de flash-back. Interrogé par le Parisien/Aujourd’hui en France, le 22 juillet, Olivier Marchal racontait avoir déjeuné avec Vidal et avoir découvert un «mec attachant» « Son parcours est absolument incroyable, explique le réalisateur. Momon n’est pas un voyou comme les autres. Il a passé sa jeunesse dans la misère d’un camp de gitans avant de découvrir la prison à cause d’un stupide vol de cerises. Sans cela, il n’aurait jamais plongé.»