Mauvaise note pour les gros hôpitaux

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En matière de lutte contre les infections nosocomiales (contractées à l'hôpital), les principaux établissements du département sont à la traîne

Le classement officiel comparant les performances des hôpitaux français dans ce domaine, rendu public hier, démontre en effet que dans le Rhône, les petites structures de moins de 300 lits et les cliniques privées enregistrent de meilleurs résultats que les gros centres hospitaliers universitaires (CHU)

Selon cette évaluation, seuls les hôpitaux de Fourvière (5e) et Montgelas, à Givors (moins de 300 lits) sont parvenus en 2004 à atteindre le top du classement (catégorie A)

Pour les CHU en revanche, le meilleur élève – l'hôpital neuro Pierre-Wertheimer du 8e – est le seul à avoir réussi à se hisser dans la catégorie C, suivi en catégorie D (mauvais élève) des hôpitaux Charpenne (Villeurbanne) et Edouard-Herriot (8e)

La moins bonne note (E) revient au CHU Henri-Gabrielle de Saint-Genis-Laval et aux hôpitaux gériatriques Garraud (5e) de Francheville et d'Alix

Dans le privé, les cliniques de la Roseraie à Vénissieux et du Grand Large à Décines (catégorie E) se retrouvent en queue de peloton

« La lutte contre ces infections doit passer par un changement de culture dans les centres de soins

Ce sujet était tabou et l'évolution des mentalités qui est en train de s'opérer prend du temps », avait indiqué il y a quinze jours, Jaques Fabry, président du centre de coordination de lutte contre les infections nosocomiales Sud Est, invité à l'OMS de Lyon

Elisa Frisullo Lire aussi en page 5

hygiène Une campagne internationale de sensibilisation et de formation des personnels hospitaliers à la lutte contre ces infections (axée sur l'hygiène des mains) a été présentée fin janvier à Lyon par l'OMS et ses partenaires.