Un conflit se trame chez Semaly

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La grève de ce matin sera symbolique. A l’appel de plusieurs syndicats, le personnel de Semaly, société d’ingénierie des transports urbains qui a notamment conçu le métro lyonnais, a décidé de manifester aujourd’hui, entre 10 h et midi, sur la place Charles-Hernu, à Villeurbanne, où se trouve son siège.  Début janvier, le groupe Egis, son actionnaire majoritaire, a en effet annoncé qu’il allait réorganiser l’ensemble de ses soixante filiales d’ici au mois de décembre, afin de s’adapter à l’évolution du secteur de l’ingénierie. Selon le personnel de Semaly (trois cents salariés), cette restructuration se traduirait par la formation de petites unités d’affaires et entraînerait à plus long terme la suppression de postes. Une éventualité que réfute en bloc Egis. « En 2004, Semaly a vu son chiffre d’affaires augmenter de 14 %. Les emplois ne sont en aucun cas menacés », souligne un responsable d’Egis.  L’annonce de la grève a cependant créé un malaise. « Après avoir envoyé un communiqué à la presse expliquant notre mobilisation, certains salariés ont reçu des menaces d’éviction, s’indigne Igor Montagnier, délégué du personnel de Semaly. Nous souhaitons juste expliquer à nos clients, tels que le Grand Lyon, les risques que ce démantèlement comporte. » Le personnel de Semaly se dit prêt à aller jusqu’au blocage de certains chantiers si Egis ne clarifie pas rapidement la situation. La société supervise actuellement trois chantiers à Lyon, comme la fermeture des stations de métro (qui a déjà pris du retard), le prolongement du tramway jusqu’à Montrochet (2e) et la réalisation du projet LEA (Part-Dieu-Meyzieu). C. B.

sursis L’installation des portiques dans les stations de métro a déjà pris un mois de retard,  dû à des problèmes  de livraison de matériel. Laurent-Bonnevay doit être fermée début mai, Part-Dieu, Gare-de-Vaise et Hôtel-de-Ville fin mai.