Famille Belkacem, après la mère, la fille

©2006 20 minutes

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Mère et fille dans le box des accusés pour une mise en scène machiavélique

La cour d'assises du Rhône juge à partir d'aujourd'hui une vieille connaissance, Jamila Belkacem, déjà condamnée à Lyon à trente ans de prison en décembre 2003 pour avoir empoisonné son amant, Jacques Brunet, à Bourg-en-Bresse, en 1999

Mais cette fois, cette ancienne aide-soignante de 45 ans comparait en tant que complice de sa fille de 19 ans, poursuivie pour tentative d'assassinat

La victime : son père, le mari de Jamila

L'affaire remonte à février 2003 quand cette même cour d'assises s'apprête à juger en appel Jamila pour l'assassinat de son amant

A l'ouverture des débats, coup de théâtre

Le président lit un courrier qu'il vient de recevoir

René Maillard y révèle qu'il a tué Jacques Brunet et annonce qu'il va se suicider

Le procès est suspendu

Le mari est retrouvé inanimé mais vivant, une bouteille de gaz ouverte à ses côtés

A son réveil, il nie avoir écrit cette lettre

Et se souvient avoir perdu connaissance après avoir mangé un flan au chocolat servi par sa fille

Face aux policiers, la jeune fille reconnaît avoir versé une dose massive d'antidépresseurs dans le dessert

Aidée d'une amie, jugée elle aussi, l'adolescente aurait agi sur les instructions de sa mère

Incarcérée à Monluc, celle-ci lui aurait fourni les médicaments au parloir

Décrite comme « manipulatrice », Jamila a reconnu être l'instigatrice du projet

Frédéric Crouzet

huis clos La fille de Jamila Belkacem étant mineure au moment des faits (17 ans), le procès se déroulera à huis clos. L'ancien mari sera présent à l'audience en tant que partie civile.