Ali Mojallal: «Une optimisation de l’acte chirurgical»

INTERVIEW Chirurgien plasticien et esthétique à l’hôpital Edouard-Herriot, il opère le jeudi dans le service de chirurgie ambulatoire...

Recueilli par C.B.

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Le 24 mars, l’hôpital Edouard-Herriot de Lyon a ouvert une nouvelle plate-forme, où les patients arrivent la matin pour se faire opérer et repartent le soir. Explications.



Travaillez-vous différemment sur cette plate-forme?

Bien sûr. Grâce aux progrès de la chirurgie, la durée des interventions est de plus en plus courte. C’est une tendance. Il faut qu’on soit à la page en France. Les opérations légères et moyennes n’ont pas besoin d’une surveillance de plus de quelques heures. C’est ce que permet la plate-forme. Et c’est profitable pour nous et pour les patients.

C’est-à-dire?

Pour ce type de chirurgie réglée, le patient n’est pas malade. Il est donc souvent content de ne pas passer la nuit à l’hôpital. De notre côté, le roulement doit être plus rapide. Il faut être organisé, rigoureux. Les papiers doivent être prêts. Tout est bien réfléchi en amont. Il n’y a donc pas de place à la surprise. C’est une optimisation de l’acte chirurgical.

N’est-ce pas dangereux de devoir opérer à la chaîne?

Ce n’est pas parce que le patient ne passe pas une nuit supplémentaire à l’hôpital qu’il est opéré à la chaîne. Nous respectons toujours les mêmes règles. Et les pathologies lourdes ne seront jamais opérées dans cette plate-forme. Il s’agit juste d’une nouvelle philosophie de la chirurgie, avec une structure organisée différemment. Comme le plateau sert pour tout type de chirurgie, je n’opère qu’une journée par semaine. Il n’y a donc vraiment pas de risque d’erreur.