Regain de violence sur le réseau des TCL

TRANSPORTS Selon les syndicats, les agressions de contrôleurs se multiplient...

Elisa frisullo

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Les contrôleurs TCL sortent de leur silence. Une semaine après l'agression de neuf agents, bousculés et blessés mardi dernier à la station la Soie (Vaulx-en-Velin), ces derniers ont prévu de cesser le travail 55 minutes vendredi.

Un débrayage au cours duquel les personnels doivent se réunir en assemblée générale pour évoquer la recrudescence des actes de violence sur le réseau ces derniers mois. «Plus ça va, plus les attaques sont virulentes, indique Roland Demarck, secrétaire général de FO maîtrise aux TCL. On ne compte plus les traumatismes crâniens, mâchoires et pommettes fracturées», ajoute le syndicaliste, qui constate une nette progression des agressions perpétrées par des mineurs.

Plus d'agents lors des contrôles

«Au quotidien, nous ne savons plus quoi faire, témoigne Dominique, 30 ans de boîte dont 15 en tant que contrôleur. Devons-nous contrôler et verbaliser uniquement les femmes, enfants et personnes âgées pour travailler en sécurité?» Comme lui, bon nombre d'agents TCL expliquent cette explosion de violence par le laxisme de la justice.

«Quand après avoir été malmené, vous croisez l'après-midi même votre agresseur sur le réseau, vous vous posez des questions, ajoute Roland Demarck. Pour lutter contre l'insécurité, les syndicats demandent notamment un renfort des effectifs. A savoir quatre contrôleurs sur le réseau de surface et cinq dans le métro, contre trois actuellement. Ils réclament également la mise à disposition de matériel performant.

«Aujourd'hui, on met 5 à 7 minutes pour dresser un PV, déplorent les agents. Ce qui ne fait qu'attiser davantage la colère de certains usagers.»