Lyon : Perrache gardera sa « verrue » mais elle sera rabotée

URBANISME La convention d’exclusivité pour transformer l’échangeur de Perrache a été signée vendredi. Le bâtiment « le plus moche » de Lyon ne disparaîtra pas du paysage mais il sera profondément relooké

Caroline Girardon
Voici à quoi devrait rassembler le centre d'échange de Perrache de Lyon surnommé "la verrue".
Voici à quoi devrait rassembler le centre d'échange de Perrache de Lyon surnommé "la verrue". — Apsys et Quartus

La mauvaise nouvelle ? Lyon conservera bel et bien sa « verrue ». La bonne ? Le centre d’échange de Perrache, que les lecteurs de 20 Minutes avaient désigné comme le bâtiment le plus moche de Lyon, va se refaire une beauté d’ici quelques années. L’édifice fera l’objet d’une profonde requalification, ce qui devrait lui permettre de revêtir un aspect plus séduisant. Un moindre mal…

Le groupement Apsys et Quartus sera chargé de piloter l’opération. Une convention d’exclusivité a été signée vendredi avec la Métropole de Lyon. Le chantier, qui s’inscrit dans le vaste projet d’ouverture du quartier de Perrache, consistera à réhabiliter 25.750 mètres carrés de surface pour un montant de 100 millions d’euros.


La « verrue rabotée »

La « verrue » sera en partie rabotée. En d’autres termes, seule la partie supérieure du bâtiment construit en 1976 sera conservée pour être relookée. Il s’agira de revaloriser les jardins, relativement méconnus, qui se trouvent sur le toit du bâtiment et d’implanter 2.000 mètres carrés de potager.


Le projet consistera à mettre en valeur les toits végétalisés du centre d'échange de Perrache.
Le projet consistera à mettre en valeur les toits végétalisés du centre d'échange de Perrache. - Apsys et Quartus

La partie basse de l’ouvrage sera complètement ouverte pour faciliter la traversée nord-sud, de la place Carnot à celles des Archives. L’échangeur devrait également être doté de bureaux de co-working, de commerces, d’espace de restauration et d’hôtellerie.

En ce qui concerne le calendrier, le permis de construire pourrait être déposé à la fin de l’année 2023 pour des premiers coups de pelleteuses en 2024. Il faudra en revanche patienter jusqu’au 2028, si les travaux ne prennent pas de retard, pour découvrir le nouveau visage du centre d’échange.