Après un an de tourmente, Corbas veut « aller de l'avant »

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Dans un mois, la maison d'arrêt de Lyon-Corbas fêtera ses 1 an. Douze mois marqués par de nombreux dysfonctionnements, que la direction interrégionale des services pénitentiaires Rhône-Alpes Auvergne (Disp) souhaiterait désormais pouvoir oublier. « Ces difficultés sont derrière nous. Il faut aller de l'avant, a lâché hier, lors du bilan 2009 de l'administration pénitentiaire, le directeur de Corbas, Georges Boyer. Depuis la rentrée, l'établissement a fait parler de lui à plusieurs reprises à la suite des pannes informatiques bloquant l'automatisation des portes et d'une série d'agressions des personnels. « Ces difficultés techniques associées à la montée en puissance de Corbas, qui a accueilli 2 100 détenus en 2009, ont généré des problèmes de circulation et des tensions », admet Georges Boyer. Depuis janvier, la situation s'est apaisée en raison notamment d'une stabilisation du nombre de détenus. Après avoir avoisiné les 800 prisonniers, la maison d'arrêt accueille désormais 700 personnes pour une capacité théorique de 690 places. « Nous devons maintenant faire en sorte que cet établissement soit plus adapté à l'usage que l'on en fait », ajoute Jean-Charles Toulouze, directeur de Disp. Parmi les aménagements non prévus à l'origine, des sonnettes doivent notamment être installées dans les parloirs avocats pour pouvoir alerter les gardiens en cas de problème.E. F.