Gollnisch reste dans la course

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Les sondages le donnaient au tapis dès le premier tour, fragilisé par une campagne « trop discrète ». Hier soir, Bruno Gollnisch n'a guère pris le temps de savourer « la grande victoire » de sa formation, préférant s'attarder sur l'impact « révoltant » des sondages sur le vote. « Une fois de plus, la désinformation a fonctionné », s'est indigné le chef de file du FN. Gollnisch estime que le Front national a retrouvé son fond électoral. Le même qui, lors des précédents scrutins, avait délaissé les rangs pour garnir ceux de l'UMP. Pour le second tour, que le parti abordera sans alliance avec la droite, les militants assurent que le FN pourra compter sur « une réserve de voix significative », notamment chez les abstentionnistes. Pour Bruno Gollnisch, ce succès électoral laisse entrevoir également l'espoir d'un destin national. En lice pour succéder à Jean-Marie Le Pen en 2011, le leader frontiste en Rhône-Alpes a toutefois admis « ne pas y penser en se rasant ». Réponse à l'issue du second tour.Benoit Pavan