Une grève sans trop de conséquences à Lyon

SOCIAL Les bus roulent à 75% et le métro à 80% en raison d’une grève nationale des salariés de Keolis, l’exploitant du réseau des transports en commun lyonnais...

A Lyon, C.B.

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On pourrait appeler ça une mini-grève. Depuis ce jeudi matin, un mouvement social national chez Keolis perturbe le réseau des transports en commun lyonnais (TCL). Mais l’impact est faible: 75% des bus sont sortis des dépôts et 80% des métros fonctionnent.

Sur les quatre lignes de métro, deux sont perturbées. Vers 8h30, les rames de la ligne A sont tout de même plus bondées qu’à l’habitude. Les voyageurs jouent des coudes pour se faire une petite place. «Ca fait deux métros que je laisse passer, je suis désolée, mais je suis obligée de faire le forcing», soupire une femme.

«Il fait trop froid pour une grève»

En centre-ville, les arrêts de bus ne sont pas vraiment bondé. Et pour cause, les principales lignes, comme le C3, la plus fréquentée du réseau allant de Vaulx-en-Velin au Vieux-Lyon, fonctionne normalement. «C’est pas le moment de faire la grève, il fait trop froid pour attendre dehors!», relève une usagère du C3.

Assia, maman d’une petite fille de 4 ans, relativise: «Quand on est prévenu, ca va on s’organise. Mais une Atsem (Agent territorial spécialisé des écoles maternelle) de la classe de ma fille a découvert ce matin qu’il n’y avait pas de funiculaire de Fourvière avant 11h30. Elle a dû demander en catastrophe à son mari de l’accompagner au travail.»

Des étudiants en retard pour des contrôles

Le funiculaire fonctionne effectivement de 11h30 à 18h30. Le reste du temps, des bus relais ont été mis en place pour assurer un service minimum.

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Aurélien, 24 ans, affirme tout simplement ne pas avoir «constaté de retard sur son trajet ce matin». Comme beaucoup d’autres voyageurs interrogés sur le quai de la station Cordeliers, vers 10h.

Une étudiante de Lyon-III témoigne pourtant que son entourage a été pénalisé. «Je n’ai pas été touchée ce matin mais plusieurs étudiants de ma classe sont arrivés avec trois quart d’heure de retard, raconte-t-elle. C’était surtout ceux qui arrivent des pentes de la Croix-Rousse et de Fourvière. Les bus ne marchent pas bien. C’est dommageable pour eux car on a un contrôle en travaux dirigés. Mais bon, les profs sont au courant de la grève et sont compréhensifs.»