La crise économique plane sur la campagne

REGIONALES Ce que proposent les candidats pour sortir de la récession et sauver les emplois...

Elisa Frisullo

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Saint-Jean industrie, Bosch, Rhodia, Anoflex et aujourd'hui Renolift. Depuis la fin 2008, les plans sociaux, les fermetures d'usines et les mesures de chômage partiel se succèdent en Rhône-Alpes. L'industrie, lourdement frappée par la crise, a perdu 8.000 emplois l'an passé. Et le chômage (catégorie A) a progressé de 19,9% en un an.

Impossible, donc, pour les candidats aux élections régionales de faire l'impasse sur l'emploi. Tous promettent de protéger les salariés et filières menacés et d'en découdre avec la crise. «Lors du précédent mandat, le PS n'a pas su mener l'effort de reconversion industrielle dont la région a besoin», estime Françoise Grossetête, chef de file de l'UMP en Rhône-Alpes.

Vers un nouveau modèle économique

La liste de la majorité présidentielle propose alors de soutenir les entreprises industrielles, tournées vers l'innovation. Europe Ecologie plaide pour une totale transformation du modèle économique, basée sur une conversion écologique des salariés et des filières. «Du nucléaire vers les énergies du futur, de l'automobile vers les transports en commun, la région est la bonne échelle pour accompagner cette conversion», explique la liste menée par Philippe Meirieu.

Proche finalement des ambitions affichées par les écolos, le président sortant, Jean-Jack Queyranne (PS), promet aussi une nouvelle dynamique économique. Il souhaite favoriser l'émergence de nouvelles filières, soutenir les secteurs en développement (environnement…) et les emplois menacés (industrie, services publics). Depuis la fin 2008, le conseil régional a injecté 2,2 millions d'euros dans le fonds d'action d'urgence créé pour soutenir les entreprises en difficulté.

>> Retrouvez notre dossier sur les régionales par ici.

Banque régionale

Pour lutter contre les fermetures d'usines et les délocalisations, le Front de gauche veut favoriser la reprise par les salariés de leur propre outil de travail. La liste conduite par Elisa Martin propose la création d'une banque régionale pour l'emploi, activable par les salariés. L'épargne récoltée serait «mise au service de l'intérêt général plutôt que dans l'abondement des fonds de pension».