Deux écoles normales en fusion

Frédéric Crouzet

— 

Les mathématiques et les lettres, chiens et chats de l'éducation, vont ­devoir s'entendre. Depuis le 1er janvier, l'Ecole normale supérieure Sciences (ENS) et sa voisine l'ENS Lettres ont officiellement fusionné. Les 2 000 étudiants et 350 chercheurs des deux entités, ainsi que le personnel administratif, sont désormais réunis sous l'appellation « Ecole normale ­supérieure de Lyon ». Objectif affiché : mutualiser équipements et savoir-faire pour dynamiser l'enseignement et la recherche.

« Ce n'est pas une fusion pour faire des économies d'échelles. Avec des moyens humains constants, nous ­allons pouvoir faire plus et mieux », précise Olivier Faron, directeur ­général de la nouvelle ENS. « L'intérêt de cette fusion est aussi intellectuel », indique le président ­Jacques Samarut. « Les étudiants en sciences exactes pourront suivre des matières en sciences ­humaines et ­inversement. Dans des domaines comme l'urbanisme, le ­développement durable, la bioéthique, il est utile d'avoir les deux approches. » Transférées de Paris en 1987 et 2000, les deux ENS vont cependant conserver leurs locaux ­respectifs à Gerland (7e), distants de 300 mètres seulement. D'ici à trois ans, un nouveau bâtiment devrait faire le trait d'union entre les deux sites. W