Ceux qui aiment l'ol iront en bus

Sandrine Boucher

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Pour accéder au stade, le rapport prévoit un renforcement des transports en commun.
Pour accéder au stade, le rapport prévoit un renforcement des transports en commun. — IMMERSIVE SOLUTIONS

C'est reparti pour un tour. Après l'annulation en décembre de la révision du plan local d'urbanisme (PLU) de Décines, le conseil communautaire devait remettre hier soir le projet de Grand Stade sur les rails en relançant la concertation publique (du 25 janvier au 16 avril sur le PLU, du 1er mars au 16 avril sur les accès). L'équipe de Gérard Collomb, président PS du Grand Lyon, est arrivée avec un nouvel argument : un rapport sur l'accès au stade et ses 60 000 places, casse-tête dont les opposants à l'OL Land ont fait leur pain blanc.

Entre les lignes, remplies « d'intermodalité », de « maillage » et de « polarité », il y a une affirmation : tout va (évidemment) bien se passer, moyennant quand même d'importants travaux de voirie, sur la D 302 notamment. Il y a aussi un aveu : « 74 % des spectateurs partiront de leur domicile en véhicule particulier »... Alors, comment peut-on affirmer dans le même temps que plus des deux tiers du public (68 %) atteindra le stade en transports en commun ou modes doux ? En prévoyant qu'environ 25 200 spectateurs gareront leur voiture à 5 km de distance, soit sur le parking d'Eurexpo (5 000 places utilisables lors des matchs), soit sur un parking à créer sur le site des Panettes, à Meyzieu (4 000 places). Ils finiront le trajet par des navettes bus ou par le tram T3 renforcé par des rames supplémentaires. Près du stade, le stationnement sera assez réduit, ne comptant « que » 7 000 places, afin de limiter l'engorgement de la rocade Est, maintenue à 2x2 voies. Le calendrier du chantier est pour l'instant inchangé, avec l'obtention du permis de construire début 2011 et la livraison du grand stade espérée en 2014. W