Des lumignons pour perpétuer la tradition

Carole Bianchi

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La Fête des lumières ne se résume pas qu'au vin chaud et aux illuminations de façades. Le diocèse de Lyon a multiplié cette année les initiatives pour rappeler les racines du 8 décembre. Pour la première fois, les paroissiens ont collé 5 000 affiches dans les halls d'immeuble afin d'inciter les Lyonnais à déposer des lumignons ce soir au bord de leurs fenêtres. « En raison des nombreux bureaux, le centre-ville est de moins en moins illuminé, regrette Etienne Piquet-Gauthier, délégué épiscopal en charge du tourisme au diocèse de Lyon. C'est problématique. Je rêve que les salariés allument un lumignon avant de quitter leur bureau, mais pour l'instant, nous n'avons pas de solution concrète. »

Pour combler ce vide, des lampions ont été installés au théâtre des Célestins et au palais du commerce (2e). « Cela montre l'attachement aux racines de la fête », souligne la ville de Lyon avant de rappeler que 8 millions de lumignons sont vendus chaque année dans l'agglomération. L'an prochain, le diocèse envisage même d'organiser un concours de l'immeuble le plus illuminé. Etienne Piquet-Gauthier travaille aussi à ce que les projections sur les façades des églises soient davantage liées à l'histoire de l'édifice et de la fête, comme à Saint-Jean et à Fourvière. Ce qui peut pousser les visiteurs à engager la discussion avec les « missionnaires du 8 », estimés entre 1 200 et 1 500 cette année (1 000 l'an passé). « La mise en lumière de la basilique a amené beaucoup plus de touristes à entrer dans l'édifice cette année. C'est très positif », constate Gilles Malartre, directeur de la fondation Fourvière. W