Un événement qui brille aussi à l'étranger

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Les illuminations lyonnaises font des petits dans le monde entier. Après avoir exporté son savoir-faire en matière d'éclairage public, la ville de Lyon, qui a notamment participé à la mise en lumière pérenne des théâtres de San-José (Costa Rica) et d'Hô-Chi-Minh-Ville (Vietnam), fait désormais briller sa Fête des lumières à l'international.

Le 9 octobre, la mairie a participé à la célébration, en lumières, des 20 ans de la « révolution pacifique » de Leipzig, qui a précédé la chute du mur de Berlin. « Il y a quelques années, une délégation de Leipzig était venue découvrir notre fête. Elle avait eu un véritable coup de foudre », raconte l'ajointe aux grands événements Nadjat Vallaud-Belkacem (PS), également en déplacement à la mi-octobre à l'Ile Maurice.

Pour célébrer sa traditionnelle fête hindou de Divali, l'Ile Maurice a organisé cette année une fête des lumières, calquée sur le modèle lyonnais. Des scénographies réalisées pour Lyon ont traversé les océans, comme la cabine téléphonique-aquarium qui avait séduit le public en 2008. « Pour ces deux événements, des artistes lyonnais ont exporté leurs savoir-faire », poursuit l'ajointe. Sébastien Lefèvre était du voyage à Leipzig. Ce créateur lyonnais, inventeur du pantin digital qui orne jusqu'à ce soir la tour TDF (5e), a travaillé sur la façade de l'église Réformé de Trönnlindring.

« J'y ai projeté une multitude de silhouettes blanches, toutes différentes. Cela symbolisait la diversité de la foule et son mouvement, qui en 1989, a fait vaciller le pouvoir », note l'artiste, qui reconnaît avoir gagné en notoriété depuis sa première participation à la fête des lumières, en 2004. « C'est un véritable tremplin, cela donne du crédit. » En 2010, le Japon devrait s'inspirer des festivités lyonnaises en lançant une fête annuelle des lumières. W

Elisa Frisullo