Duel Villeurbanne-Vénissieux pour l'Asvel

Frédéric Crouzet

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Où sera construit le futur « Bercy » lyonnais, salle de concert et lieu de résidence des basketteurs de l'Asvel ? Les représentants de la nouvelle Société de projet de la salle multifonction (SPSM), chargée de piloter ce dossier pour l'Asvel, ont indiqué hier qu'ils soumettraient le choix d'un site d'ici à une quinzaine de jours aux collectivités locales. Une chose est sûre : les hypothèses d'une implantation à Eurexpo ou à Gerland ont été abandonnées. Et l'idée d'une installation au sein du futur OL Land à Décines, suggérée récemment par le club de football, est écartée. « Fusionner les deux dossiers rend les choses complexes. Cela ne peut qu'enterrer notre projet de salle multifonction », explique le président de la SPSM, Roland Tchénio, PDG du groupe Toupargel, sponsor et actionnaire de l'Asvel.

Reste donc en lice le terrain du Puisoz, à Vénissieux, et l'ancienne friche ABB à Villeurbanne, berceau historique du club. « Les deux sites sont aussi attractifs l'un que l'autre », observe pour l'instant Antony Thiodet, directeur de la SPSM, qui a dévoilé hier le cahier des charges de la future enceinte. Les porteurs de ce projet 100 % privé ont prévu une salle modulable de 14 000 places, destinée à accueillir 114 événements chaque année, dont 30 matchs de basket et 35 concerts. Près d'un million de spectateurs sont attendus dans cette enceinte, qui comportera également un restaurant de 400 couverts et quatre salles de réception. Cette « Arena » abritera également la Tony Parker Academy, un centre de formation pour basketteurs. Ce projet, qui nécessitera 105 millions d'euros d'investissement, a besoin d'une surface de 4 ha. Les terrains du Puisoz et de Villeurbanne, faciles d'accès par le périphérique et le métro, répondent au cahier des charges. Reste désormais une inconnue : faudra t-il construire des ouvrages d'art pour relier le périphérique à l'enceinte ? En attendant, le terrain ABB à Villeurbanne, propriété du Grand Lyon, semble disposer d'atouts pour une livraison de la salle à l'horizon 2014. « Selon nos avocats, c'est une autoroute administrative », indique Antony Thiodet. Alors qu'à Vénissieux, une révision du plan local d'urbanisme sera nécessaire « Mais quel que soit le site retenu, des investisseurs sont prêts à nous suivre ». W