Un plan bien urbain pour les banlieues de Lyon

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Validé. L’Agence nationale pour le renouvellement urbain (Anru) a approuvé, mercredi en conseil d’administration, le tentaculaire programme de rénovation de l’habitat et d’infrastructures, inscrit dans le Grand projet de ville (GPV) de l’agglomération. Derrière tous ces sigles se cache une série de transformations urbaines majeures pour les banlieues de Lyon. Quatre communes ou quartiers sont concernés : Rillieux-la-Pape, La Duchère (9e), Vénissieux et Vaulx-en-Velin. Les moyens financiers affectés par les collectivités locales, l’Etat et le privé sont considérables : 724 millions d’euros, pour la période 2004-2008. Ce programme prévoit notamment la démolition et la reconstruction de près de 2 500 logements sociaux. Et 60 % de ces reconstructions ne se feront pas au même endroit, dans le but de favoriser une meilleure mixité sociale dans d’autres secteurs. « Il nous faut redonner confiance en l’avenir (...) avec ces reconstructions de villes », a expliqué, hier, Gérard Collomb, le président PS du Grand Lyon. « Il s’agit, pour nous, de désenclaver La Duchère pour qu’elle retrouve son attractivité », a ainsi cité comme exemple Hubert-Julien Laferrière, le maire du 9e. Pour Jacky Darne, son homologue de Rillieux, ce « plan Marshall » revêtait une urgence absolue : « L’Etat ne fait que son devoir. Ce n’est pas de la générosité, mais de la justice. »   Fabrice Arfi

craintes A Lyon, 500 logements sociaux devraient sortir de terre en 2004, contre 1 000 l’an dernier. « C’est la  conséquence directe du désengagement de l’Etat », a déploré, hier, Louis Levêque, l’adjoint chargé de la Politique de la ville.  La mairie enregistre, en moyenne,  15 000 demandes pour 3 700 places.