Un parking pour remettre la Saône en scène

Frédéric Crouzet

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Image de synthèse de l'« estacade » qu'emprunteront les passants durant les travaux.
Image de synthèse de l'« estacade » qu'emprunteront les passants durant les travaux. — Asylum

Le vaste chantier des rives de Saône avance. « On va entrer dans la phase opérationnelle », a indiqué vendredi le président du Grand Lyon, Gérard Collomb (PS), à l'issue d'un comité de pilotage. La requalification des bords du fleuve, destinée à créer un parcours piéton et cyclable continu de Neuville-sur-Saône au Confluent (2e), va débuter au printemps prochain par un simple toilettage de certains bas-ports, comme ceux du quai Gillet (4e). Et par la mise en place d'une signalétique provisoire et d'éléments de mobilier urbain.

Dans le centre de Lyon, le gros des travaux ne commencera pas avant 2012, avec le creusement du nouveau parking Saint-Antoine (2e). Ce parc de stationnement de 800 places sera construit sur cinq niveaux sous la partie nord du quai, entre le pont Maréchal-Juin et la place d'Albon. « Cela évitera de perturber l'activité du marché et des commerçants », explique Gérard Collomb. Durant les travaux, la circulation sera maintenue sur trois voies et la cour commune aux trois écoles du quartier sera déplacée en fonction de l'avancement du chantier. Mais les passants pourront toujours se balader sur les bords de Saône. Une promenade transitoire verra le jour, le long des 450 mètres du parking actuel, « verrue de béton » érigée sur les bas-ports et vouée à la démolition lorsque le nouveau parc sera livré. Elle devrait prendre la forme d'une « estacade » en bois, similaire à celle qui a été construite le long de la piscine du Rhône. Impossible en revanche pour le Grand Lyon d'avancer une date pour l'ouverture du parking. Les fouilles archéologiques pourraient en effet révéler des surprises et retarder la fin des travaux. En 2004, la découverte de barques antiques avait freiné le chantier du parking Saint-Georges. Face au quai Saint-Antoine, le parking Saint-Jean (5e) sera lui aussi démoli dans une dizaine d'années. D'ici là, l'espace public entre le palais de justice et la passerelle fera l'objet d'un aménagement provisoire pour créer « une porte d'accès au Vieux-Lyon ». W