un don de plasma mortel

Elisa Frisullo

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Le don fatal s'est produit dans une des agences de l'Etablissement français du sang.
Le don fatal s'est produit dans une des agences de l'Etablissement français du sang. — P. FAYOLLE / SIPA

Un banal prélèvement de plasma tourne au drame. Une jeune femme de 29 ans est décédée mardi dans l'une des agences lyonnaises de l'Etablissement français du sang, où elle venait d'effectuer un don. Selon L'EFS, qui a annoncé « ce dramatique accident » hier matin dans un communiqué, cette patiente, donneuse régulière, a fait un arrêt cardiaque à l'issue du prélèvement. Elle a été immédiatement transférée à l'hôpital mais n'a pas survécu.

« Cette jeune femme ne présentait aucune contre-indication médicale avérée et avait fait l'objet, comme c'est systématiquement le cas pour les dons de sang total, de plasma ou de plaquettes, d'une procédure rigoureuse », a précisé l'établissement. La victime avait notamment été reçue par un médecin au cours d'un entretien individuel pour vérifier son aptitude au don.

Pour comprendre la cause de cette mort brutale, l'EFS, injoignable hier pour répondre à nos questions, a ouvert une enquête interne et a demandé une enquête administrative des directions régionale et départementale des affaires sanitaires et sociales. « A ce stade, aucune explication n'est privilégiée », a indiqué l'établissement, qui effectue chaque année en Rhône-Alpes 300 000 prélèvements sanguins (tous types confondus). Le don de plasma, autorisé entre 18 et 65 ans, consiste à prélever du sang, qui est ensuite placé dans une centrifugeuse. Le plasma est alors recueilli puis collecté pour être ensuite utilisé dans le traitement de certaines maladies graves et chroniques. Les cellules (globules et plaquettes) sont ensuite restituées au donneur. W