Les négociations s'enlisent dans les TCL

Frédéric Crouzet

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Bonne nouvelle : la circulation s'améliore sur le réseau TCL avec 68 % du service assuré aujourd'hui (contre 41 % jeudi dernier), avec notamment la réouverture de la ligne B du métro. Mauvaise nouvelle : même si le nombre de grévistes diminue, les débrayages se poursuivent. Hier, au terme d'une journée de négociations, la direction de Keolis Lyon et les organisations syndicales ne sont pas parvenues à un accord pour sortir de ce conflit entamé le 24 septembre. La vingtaine de délégués syndicaux s'est d'ailleurs enfermée hier soir dans la salle de réunion du siège de Keolis à la Part-Dieu avec l'intention d'y passer la nuit.

« On s'est barricadés car les propositions de la direction sont inacceptables et il n'y a aucune avancée. Six jours de grève et on n'a toujours rien », explique Yves Gélibert, délégué CGT. « C'est une mascarade », regrette Pascal Caboux, délégué FO. L'intersyndicale estime que les nouvelles propositions de Bernard Tabary, directeur général de Keolis Lyon, ont toujours des incidences sur la vie privée des salariés. Le conflit porte sur le nombre de jours de récupération pour les week-ends travaillés, les dates de prise des congés d'été, la mobilité des personnels d'un dépôt à un autre... « Nous avons accédé à plusieurs demandes des salariés », indique Bernard Tabary, qui a « hâte que le conflit se termine ». La direction a ainsi proposé dix-sept jours de récupération au lieu de quinze, une augmentation de 20 % des primes, un mois de délai en cas de changement d'affectation, quatre journées de congés exceptionnels (contre six actuellement et deux dans son projet initial). W