Reprise du dialogue dans les TCL

Frédéric Crouzet

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La scène est inédite. Hier, en fin de journée, une centaine d'usagers des TCL ont bloqué une rame de tramway T1 à la station Charpennes pour l'empêcher de rentrer à son dépôt. Le conducteur venait d'annoncer aux clients massés sur le quai qu'il ne prenait plus de voyageurs. Au cinquième jour de grève dans les TCL, des clients exaspérés se sont assis sur les voies pour exprimer leur mécontentement. Tout en se demandant combien de temps allait durer ce conflit entre la direction de Keolis Lyon, société qui exploite le réseau, et les grévistes représentés par les syndicats.

Hier, un pas a été franchi avec la reprise du dialogue entre organisations syndicales et Bernard Tabary, directeur général de Keolis Lyon. Une réunion s'est tenue en milieu de journée mais aucun accord n'a cependant été trouvé. « Monsieur Tabary nous a demandé de lever le préavis comme préalable à la discussion. Mais il n'en est pas question », a déclaré Pascal Caboux, délégué FO. Une centaine de grévistes se sont rassemblés devant l'hôtel de communauté urbaine (3e), où une délégation a été reçue par Bernard Rivalta, président (PS) du Sytral, autorité organisatrice des transports. « Il nous a refusé la nomination d'un médiateur », regrette Denis Faye, délégué Unsa. En fin de journée, les syndicats ont toutefois été invités une nouvelle fois par leur direction à une rencontre ce matin, afin d'aborder les principaux points de discorde (congés, récupération, mobilité...). En attendant, les grévistes ont prévu de distribuer aujourd'hui un tract pour expliquer aux usagers les motifs de la grève. Et de se réunir à Grange-Blanche pour d'autres actions. W