Lyon-I s'est remise de la grève

Elisa Frisullo

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L'université Claude-Bernard échappe à l'hémorragie tant redoutée. Malgré la grève très suivie des enseignants-chercheurs au printemps dernier, Lyon-I a accueilli à la rentrée 4 661 nouveaux bacheliers. Soit 4 % de plus qu'en 2008. « On nous disait que le dernier semestre aurait des conséquences sur notre université mais ces chiffres témoignent qu'elle n'est pas un choix par défaut et reste attractive », s'est réjoui hier le président de Lyon-I Lionel Collet. Durement impactées par le mouvement contre les décrets Pécresse, les Sciences et techniques des activités physiques et sportives (Staps) ont enregistré une progression de 23,5 % des effectifs. « Et en biologie, le nombre d'étudiants a augmenté de 9 % », ajoute le président.

Seul indicateur à la baisse, le nombre d'étudiants inscrits en licence Sciences Technologies et Santé (STS) a diminué de 3,5 %, avec une érosion plus marquée des effectifs en physique-chimie (-16 %) et en maths-informatique (-9 %). « Mais je ne pense pas que cela soit lié à la grève », indique Daniel Simon, vice-président en charge du Conseil des études et de la vie universitaire. « Car en physique-chimie, les cours n'ont quasiment pas été perturbés. » Dans la licence STS, toutefois, la grogne des profs n'a pas été sans conséquence pour les 4 000 étudiants. Ces derniers ont dû attendre la rentrée pour obtenir leurs notes, les commissions de jury n'ayant pas pu se réunir en fin d'année universitaire. « Cela n'a pas eu de conséquences pour ceux qui continuent leur cursus ici », précise Daniel Simon. Pour les autres, qui avaient besoin de leurs résultats pour candidater ailleurs, l'université a délivré cet été des attestations de diplômes provisoires. W