Lyon

Arkéma réduit la cadence faute de matières premières

A Saint-Fons, l'usine chimique Arkéma tourne désormais au ralenti. Hier matin, le site de production de matières plastiques en PVC, qui emploie 290 personnes, a dû se déclarer en « force majeure » devant l'impossibilité d'approvisionner ses 300 clien...

A Saint-Fons, l'usine chimique Arkéma tourne désormais au ralenti. Hier matin, le site de production de matières plastiques en PVC, qui emploie 290 personnes, a dû se déclarer en « force majeure » devant l'impossibilité d'approvisionner ses 300 clients. Grève, mouvement social ? Pas vraiment. Depuis ce week-end, le site de Saint-Fons ne dispose plus d'une goutte de chlorure de vinyle monomère (CVM), un dérivé de chlore et d'éthylène, matière première du PVC. « C'est un événement exceptionnel, mais qui est indépendant de notre volonté », indique le service communication du groupe.

C'est la conséquence d'une importante fuite de vapeur qui s'est produite samedi sur le vaste complexe pétrochimique de Lavéra, dans les Bouches-du-Rhône. Cet incident rarissime a entraîné l'arrêt total du site, qui comprend une unité de fabrication d'éthylène ainsi qu'une usine Arkéma de productions de CVM. « Aucune mesure de chômage partiel n'a été prise à Saint-Fons en raison de cette baisse d'activité », a précisé la direction d'Arkéma, qui ignorait hier à quelle date l'usine pourrait être de nouveau approvisionnée en CVM par bateau. Selon la direction du site de Lavéra, le complexe pétrochimique pourrait redémarrer « progressivement à partir de la semaine prochaine ». W

Frédéric Crouzet