Lyon

Le e-learning boosté par la menace grippale

A Lyon-I, le virus H1N1 est devenu l'ennemi public numéro 1. Et pour mieux le combattre, l'université a préparé la contre-attaque. Quelque 150 étudiants et personnels de l'université des sciences et de la santé ont participé hier midi à une assemblée...

A Lyon-I, le virus H1N1 est devenu l'ennemi public numéro 1. Et pour mieux le combattre, l'université a préparé la contre-attaque. Quelque 150 étudiants et personnels de l'université des sciences et de la santé ont participé hier midi à une assemblée générale extraordinaire sur « la pandémie grippale » organisée à la Doua par la présidence. Objectif : informer sur la maladie et sur le plan de continuité pédagogique et administrative concocté cet été pour éviter la paralysie des campus. Le dispositif présenté hier à l'assistance comprend deux niveaux. L'un « light », correspondant au scénario le plus optimiste, avec des étudiants et personnels malades, mais une activité quasi normale. Puis un niveau « dur », déclenché en cas de pic épidémique, au cours duquel le préfet peut décider de fermer partiellement ou totalement l'un des quatorze sites de l'université.

« Entre 180 et 200 membres indispensables du personnel seront mobilisés pour assurer la continuité du service (paye, entretien, informatique...) », a précisé hier le président de Lyon-I, Lionel Collet. « Et nous inciterons les étudiants à suivre les cours en ligne via la plateforme Spiral, où seront diffusées un maximum de ressources pédagogiques », a ajouté Robert Abraham, responsable du plan de continuité. Un point jugé essentiel hier par les élèves, visiblement plus inquiets d'être privés de cours que par la maladie. « Ce n'est pas la panique générale chez les étudiants. Nous voulons juste savoir quel impact aura la pandémie sur nous et si nous aurons tous accès aux cours », explique Anne-Ségolène, étudiante en Staps et élu Inter-asso à Lyon-I. « Au final, ce sera productif pour l'université car dans certaines filières, les cours en ligne sont très peu répandus », poursuit Amandine, membre de l'association étudiante Gaélis. En réponse, l'université a indiqué qu'elle allait renforcer la formation des enseignants pour leur permettre de mieux maîtriser l'outil Spiral et de mettre leurs enseignements en ligne (podcast, visioconférence). W