Pénurie annoncée en septembre

Wilfried Lacour

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A la rentrée, 95 % des étudiants devront se loger sans l'aide du Crous. Sur les 30 000 demandes annuelles reçues par le centre régional des oeuvres universitaires et scolaires à Lyon, les 6 500 chambres et studios affichent déjà complet. A deux mois de la rentrée, il ne reste plus que 2 500 offres mises sur le marché par des bailleurs privés sous l'impulsion du Crous. Une pénurie devenue récurrente ces dernières années. Les explications sont à chercher du côté de l'augmentation constante du nombre d'étudiants et du faible turnover observé dans les résidences U.

Pour endiguer cette crise, le Crous a pourtant engagé, dans le cadre du contrat de plan Etat-région, un vaste programme de constructions. En avril dernier, « 74 studios ont été inaugurés à l'Antiquaille (5e) sur le site de l'ancien hôpital et 24 dans une résidence de la Croix-Rousse (4e) », a rappelé hier Vincent Labouret, le nouveau directeur du Crous de Lyon-Saint-Etienne. Et les derniers étages d'une vingtaine d'établissements pour personnes âgées, ne pouvant plus accueillir des seniors, ont été transformés pour héberger des jeunes. Mais cela ne suffit pas. « Aujourd'hui, il faudrait arriver à loger au minimum 10 % des étudiants. Il nous faudrait deux fois plus de logements », poursuit le directeur. Un objectif que les constructions prévues d'ici à 2013 ne suffiront pas à atteindre. Dans les trois ans à venir, 612 studios devraient sortir de terre sur les campus de la Doua (Villeurbanne) et des Quais (7e). Près de 1 600 logements devraient aussi être construits sur l'agglomération dans le cadre du projet Lyon Cité Campus. W