Grolée se paie le luxe d'attendre

Elisa Frisullo

— 

Pour voir Grolée (2e) devenir le quartier de prestige promis par les Docks Lyonnais, propriétaires de la majorité des pas-de-porte de ce secteur de la Presqu'Ile, il va falloir attendre. La société foncière, qui avait annoncé à la fin mars à la mairie de Lyon le début de la commercialisation des rues Grolée et Président Carnot, a dû se résoudre à attendre le 2 juillet. « La crise a stoppé les acquisitions, changé le comportement des consommateurs. Les marques sont plus attentistes », a indiqué hier Catherine Camus, directrice du projet Up in Lyon aux Docks Lyonnais. Un label destiné à convaincre « les enseignes de luxe et marques en devenir françaises et internationales » à venir à Lyon.

« Nous voulons transformer le quartier en un grand magasin en plein air, où les gens pourront flâner, se restaurer et pas seulement acheter », rappelle la directrice. Un avenir difficile à imaginer dans ce quartier, désert depuis le départ d'une cinquantaine de commerçants en fin de bail, contraints par les Docks de quitter les lieux. « Aujourd'hui, j'ai une centaine de contacts avec des marques mais je n'ai rien signé [...] Nous nous étions donnés cinq ans. Il en reste deux et demi », ajoute Catherine Camus. Un temps envisagées pour l'automne, les premières implantations ne devraient pas intervenir avant 2010. W