Les étrangers planchent pour le bac

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A des milliers de kilomètres de sa ville de Tecugigalpa,

Ori Ulloa

s'apprête

à passer les épreuves anticipées du bac à Lyon. Ce Hondurien de 16 ans fait partie des 42 adolescents étrangers accueillis depuis la rentrée dernière dans des familles de la région, dans le cadre d'un échange interculturel. « Nous leur conseillons d'aller à l'école pendant cette année. Mais certains, qui maîtrisent à peine le français, n'y vont pas », explique Roselyne Batteux, vice-présidente régionale de l'association AFS Vivre sans frontières. Ori Ollua, lui, a fait le choix de s'inscrire en 1ère économique et sociale au lycée Ampère (2e), où il prépare le bac de SVT et de français. « Je veux obtenir un diplôme européen et poursuivre des études supérieures », explique Ori qui a suivi toute sa scolarité au lycée français de Tecugigalpa, la capitale du Honduras. « Tous mes cours étaient en français mais je voulais découvrir la culture et parler la langue », précise l'adolescent. Le 22 juin, il saura si son travail a porté ses fruits lors de l'écrit de français. W

W. L.