pas de rebond pour le rachat de « Qui ne saute pas n'est pas... »

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Jean-Claude Anaf n'apas eu à conclure la vente d'un coup de marteau.

La marque « Qui ne saute pas n'est pas...» inspirée du chant des supporters de l'Olympique Lyonnais, n'a finalement pas trouvé acquéreur lors de sa vente aux enchères hier matin chez le commissaire-priseur des Brotteaux (6e). La mise à prix à 100 000 euros du slogan, au coeur d'un imbroglio judiciaire entre son propriétaire Julien Koré et l'OL, a sans doute dissuadé les acheteurs. Seuls deux curieux, dont un membre du club, ont assisté à la vente mais sans y participer.

« C'est une marque célèbre, que tout le monde connaît bien. Personne n'est intéressé ? » a répété Me Anaf. En vain. Le commissaire-priseur a dû se résoudre à dresser un PV de carence. La marque reste donc dans le giron du liquidateur Me Bernard Sabourin, qui devra trouver un acheteur afin de couvrir les créances de Julien Koré. « Et faire valoir les droits de la marque », indique-t-il. Va-t-il à son tour entamer une procédure contre l'Olympique Lyonnais, qui utilise le slogan ?

Julien Koré, entrepreneur-fan de l'OL, a laissé des plumes dans ce combat contre le club. En 2001, il avait créé une société et déposé à l'Inpi la marque « Qui ne saute pas n'est pas... ». Et proposé à l'OL de s'associer pour exploiter des produits dérivés. Mais le club avait refusé, estimant que Julien Koré s'appropriait le slogan des supporters. Une filiale de l'OL avait édité en 2003 un CD de rock, reprenant l'hymne de Gerland. Julien Koré avait attaqué le club pour plagiat. Une bataille juridique qu'il finira par perdre et dont il sortira avec 30 000 euros de dettes. Sa société a finalement été placée en liquidation judiciaire et en février dernier le tribunal de commerce de Lyon a ordonné la vente aux enchères de la marque. W

Frédéric Crouzet