l'assurance-maladie à la chasse aux abus

Elisa Frisullo

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« Mieux vaut prévenir que guérir ». Pour limiter les dépenses

de santé (+ 2,9 % l'an passé), l'assurance-maladie de Lyon s'est inspirée de cet adage en multipliant les contrôles auprès des usagers et professionnels de santé. Objectif : traquer les abus, en matière d'arrêt de travail notamment, dont 6 % sont injustifiés à Lyon.

En 2008, 5 930 patients en arrêt de courte durée, et plus de 7 000 usagers en congé maladie depuis quarante-cinq jours ont été contrôlés. Les visites auprès des malades longue durée ont été renforcées pour éviter la mise en invalidité et favoriser la reprise d'activité. « La moitié des personnes arrêtées depuis plus d'un an ne reprendront jamais le travail », déplore Chantal Bréauté, médecin-conseil en chef à la CPAM.

Quant aux médecins à l'origine des prescriptions injustifiées, ils peuvent faire l'objet d'une mise sous accord préalable. Depuis 2006, treize médecins lyonnais ont été soumis systématiquement à cette procédure. Egalement dans le viseur de l'assurance-maladie, le transport des patients en ambulance (+ 10 % l'an passé), qui sera davantage contrôlé. Tant du côté des ambulanciers que des spécialistes libéraux, dont les prescriptions ont explosé de 17,7 % à Lyon contre seulement 4 % en Rhône-Alpes. W