Lyon : Grégory Doucet sommé par le préfet du Rhône d’agir en matière de sécurité publique

POLICE MUNICIPALE Dans une lettre adressée au maire de Lyon, le préfet du Rhône estime que l’élu n’a pas respecté ses engagements en matière de sécurité publique. Il réclame plus de policiers municipaux sur le terrain et un partenariat en matière de vidéoprotection

C.G.
Grégory Doucet, le maire de Lyon a été rappelé à l'ordre par le préfet du Rhône en matière de sécurité publique.
Grégory Doucet, le maire de Lyon a été rappelé à l'ordre par le préfet du Rhône en matière de sécurité publique. — PHILIPPE DESMAZES / AFP

Grégory Doucet, le maire de Lyon sommé d’en faire davantage en matière de sécurité publique. Le préfet du Rhône estime que l’élu n’a pas encore honoré sa part du contrat. Dans une lettre, qu’il lui a adressée le vendredi 4 mars et dont Le Progrès se fait l’écho, le représentant de l’Etat souhaiterait que la mairie renforce sa police municipale.

« Il faut que l’effort que vous déployez se concrétise effectivement sur le terrain », insiste Pascal Mailhos rappelant à l’élu que l’Etat a « tenu ses engagements concernant l’arrivée de nouveaux policiers dans l’agglomération lyonnaise ». Le ministère de l’Intérieur s’était engagé à affecter 300 policiers supplémentaires dans l’agglomération lyonnaise d’ici 2023. Les deux tiers sont déjà en poste. Et une brigade spécialisée de terrain a été créée pour les quartiers de la Guillotière et de la Part-Dieu.

Plus de caméras de vidéoprotection

Le préfet demande plus de caméras de vidéoprotection « sans attendre le résultat de l’audit que [votre] collectivité vient de relancer ». Et plaide pour un « partenariat entre polices nationale et municipale » en la matière.

Pascal Mailhos demande précisément la présence d’un représentant de la police municipale au centre d’information et de commandement de la police nationale, lors de manifestations. « La police nationale n’a pas directement la main sur le joystick qui permet d’orienter les caméras de vidéosurveillance. Elle doit appeler la police municipale. Cela fait perdre quelques secondes qui peuvent avoir un impact important sur le maintien de l’ordre », argumente-t-il. Et de conclure : « Cette expérimentation doit être mise en œuvre dans les plus brefs délais, comme nous en sommes convenus ».