Les amphis restent paralysés

Elisa Frisullo

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Une semaine après le vote organisé à Lyon-II, le verdict des urnes, largement favorable à la levée du blocage, n'est toujours pas respecté. Hier matin, seuls quelques cours ont eu lieu avant que les campus de Bron et des Berges ne soient bloqués par une poignée d'étudiants mobilisés contre la LRU et les décrets Pécresse. Mais ces derniers n'ont pas eu besoin de beaucoup de détermination pour empêcher l'accès aux amphis, de nombreux étudiants semblant s'être résignés à déserter la fac. « C'est la peur qui s'exprime. Les étudiants non grévistes subissent des intimidations », analyse le président de l'UNI Lyon, Christophe Gréa.

« Tant qu'aucune décision n'a été prise pour la validation des examens, beaucoup pensent que cela ne sert à rien de venir », estime pour sa part Yannis Burgat, président de l'Unef Lyon. Après neuf semaines de blocage, les conditions dans lesquelles les étudiants seront évalués pourraient être enfin déterminées le 15 mai, lors du conseil des études et de la vie universitaire. Opposée à la validation automatique des crédits avec examens facultatifs réclamée par les bloqueurs, la présidence devrait proposer une validation finale, basée sur les cours qui ont été dispensés ou rattrapés. A Lyon-II, les premiers partiels étaient censés avoir lieu mi-mai. W