On ne naîtra plus à l'hôtel-dieu

Elisa Frisullo

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Les bébés qui verront le jour aujourd'hui à l'Hôtel-Dieu (2e) pourront se vanter d'être les derniers nés dans cet hôpital. Dès 8 h demain matin, cette maternité, où les femmes accouchent depuis le début du XVIe siècle, fermera ses portes dans le cadre de l'arrêt des activités de l'Hôtel-Dieu. Les 2 000 accouchements qui y sont réalisés chaque année seront répartis entre les trois maternités des hospices civils de Lyon : Femme-mère-enfant (Bron), Croix-Rousse (4e) et Lyon-Sud (Pierre-Bénite).

L'hôpital Lyon-Sud accueillera également toutes les activités de gynécologie de l'Hôtel-Dieu et, à partir du 11 mai, les interruptions volontaires de grossesse (IVG) délicates ou nécessitant une anesthésie générale. Les IVG médicamenteuses et sous anesthésie locale seront transférées à la fermeture de l'Hôtel-Dieu, fin 2010, dans un établissement encore à l'étude. Cette incertitude inquiète certains syndicats des HCL, soucieux de maintenir cette activité en centre-ville. « Près de 2 200 IVG sont réalisées chaque année dans cet hôpital, qui accueille de nombreux patients en grande précarité, indique le représentant de Sud, Eric Moglioni. Ce centre doit rester accessible à tous, ce qui ne sera pas le cas s'il est transféré à Lyon-Sud ». W