Une nouvelle inspectrice académique pour le Rhône

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Simone Christin a pris place sur un siège pour le moins inconfortable. Alors que le décret devant entériner sa nomination n'a toujours pas été publié, la nouvelle inspectrice académique du Rhône est entrée en fonction hier. Mi-mars, elle avait dû quitter précipitamment la direction des services départementaux de l'éducation du Val-d'Oise pour remplacer Jacques Aubry, arrivé à la tête de l'inspection académique en octobre. Après cinq mois dans le département, ce dernier avait été suspendu le 20 février « dans l'intérêt du service », sans que, depuis, ni le ministère ni le rectorat ne daignent expliquer les raisons d'une sanction si brutale. « Le passage de témoin s'est fait », a simplement déclaré hier Simone Christin, sans évoquer davantage le contexte particulier de son arrivée dans le Rhône, où d'autres difficultés l'attendent.

Car depuis la rentrée, la contestation des parents et enseignants est forte contre la diminution annoncée des postes dans les réseaux d'éducation prioritaire (REP). « Nous allons travailler afin de voir quels ajustements nous pouvons faire pour remettre des postes en REP », a affirmé l'inspectrice, visiblement soucieuse de l'aide aux enfants en difficulté. « Mais je viens d'arriver », a répété Simone Christin, interrogée sur le remplacement tardif des professeurs absents, le boycott de l'aide personnalisée ou la lente mise en place du service minimum d'accueil les jours de grève. ■E. F.