Pas de répit pour la défense des professeurs « Repiens »

— 

Des cartons de doléances pour symboliser les suppressions de postes dans les réseaux d'éducation prioritaire (REP). Hier midi, professeurs du premier degré et parents d'élèves ont dressé un mur de revendications devant l'Inspection académique du Rhône. « Il devait y avoir quatorze postes en moins sur les soixante-dix-sept existants dans le Rhône, aujourd'hui six sont encore menacés », explique Nathalie Fanget, porte-parole de la coordination nationale « Ecole en danger ».

Les enseignants REPiens, affectés en général sur plusieurs écoles, assurent des cours de soutien et animations auprès des enfants en difficulté. « Depuis dix ans, grâce à ces postes, les enfants animent dans notre établissement une radio interne », explique Nicolas Vallot, un enseignant de l'école Garcia-Lorca de Villeurbanne. Hier après-midi, ce dernier a également participé au défilé qui a attiré dans le centre-ville plus de 2 000 manifestants, venus défendre le service public d'éducation. Aux côtés des étudiants et des chercheurs, les maîtres d'école étaient venus nombreux de Vaulx-en Velin, Vénissieux et Rillieux. Là-bas, les parents d'élèves se sont mobilisés de manière originale. Ils ont remis en fin d'après-midi 500 dérogations symboliques pour aller dans « une école idéale » à l'inspectrice académique de Rilleux. ■Wilfried Lacour