Derniers tours d'écrous à la maison d'arrêt de Lyon Corbas

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Il ne reste que les écrans plats et les frigos à installer dans la plupart des cellules. Après deux ans de travaux, la maison d'arrêt de Lyon-Corbas s'apprête à accueillir, d'ici à un mois, les 500 détenus des prisons de Perrache. Habitués à la vétusté et à la surpopulation quotidienne, ces derniers seront répartis dans trois bâtiments pour hommes de 180 places chacun, où condamnés et prévenus (non jugés) seront désormais séparés. Une soixantaine de femmes, emprisonnées à Montluc jusqu'en février, cohabiteront également sur ces 34 000 m2, sans jamais croiser les prisonniers, ni dans le gymnase, ni sur le terrain de sport ou les ateliers de travail et de formation. Des équipements qui, pour la plupart, faisaient défaut aux prisons de Lyon, faute de place. « Les détenus bénéficieront de tous les outils nécessaires pour se réinsérer et briser l'isolement », indique le directeur interrégional des services pénitentiaires Rhône-Alpes Auvergne, Dennis Perrin. Quelque 350 gardiens ont été affectés à Corbas pour encadrer les détenus, dont le séjour en moyenne n'excédera pas trois mois. Montant de l'investissement : 60 millions d'euros. ■ E. F.