Suppressions de postes en vue dans le groupe chimique Rhodia

— 

La semaine s'annonce tendue pour les 440 salariés de l'usine Rhodia de Saint-Fons. Après plusieurs semaines de chômage partiel, ces derniers risquent de voir valider le 27 mars, lors d'un comité d'entreprise extraordinaire convoqué à Paris, la suppression de 40 postes, annoncée vendredi par leur direction. Au-delà du site de Belle-Etoile, le groupe chimique envisage également de supprimer 92 postes et d'en créer 37 à Valence et Melle (Poitou-Charentes), afin « d'améliorer sa compétitivité en France et de réduire ses coûts structurels de 150 millions d'euros d'ici à 2011 ». A Saint-Fons, le plan à l'étude doit permettre « d'accroître les synergies industrielles et d'organisation entre les activités plastiques et la chaîne intermédiaires et polymères », précise la direction.

Avertis récemment de ces mesures, les représentants du personnel ont vivement critiqué vendredi ce plan social « injustifié ». « La baisse de production est certes importante, mais la crise est une aubaine pour supprimer des emplois chez Rhodia, qui dispose de plus d'un milliard d'euros de liquidités », a réagi le secrétaire CGT du comité de groupe France, Jacques Lacaille. La direction du groupe, qui emploie 4 700 personnes en France et a réalisé en 2008 un chiffre d'affaires de 4,8 milliards d'euros, s'est engagée à mettre tout en oeuvre « pour assurer le reclassement des salariés concernés par ces mesures ». ■E. F.