Les secteurs touchés par la grève jeudi

Elisa Frisullo et Frédéric Crouzet

— 

Nouvelle journée de grève, nouvelles galères en perspective demain à Lyon, où les syndicats espèrent mobiliser au moins autant que le 29 janvier. Ce jour-là, environ 30 000 personnes avaient défilé dans le centre-ville pour défendre l'emploi et le pouvoir d'achat. Tour d'horizon des secteurs qui seront le plus touchés par la grève.

Education Après la mobilisation record des enseignants le 29 janvier, « les personnels devraient être moins nombreux à faire grève demain dans les premier et second degrés », estime Rosario Elia, représentant de la FSU du Rhône. Mais de nombreuses écoles fermeront. A Lyon, la mairie ouvrira huit gymnases (540 places) répartis dans les arrondissements pour héberger demain de 8 h 20 à 16 h 30 les enfants sans solution de garde. Le 29 janvier, la municipalité n'avait eu à prendre en charge que 6 écoliers pour 270 places proposées.

SNCF Il n'y aura pas de train jeudi pour desservir Strasbourg et Nantes au départ de Lyon. Les trois quarts des TGV entre Lyon et Paris devraient circuler. Les plus grosses perturbations concernent le TER avec seulement 9 allers-retours en train vers Saint-Etienne.

TCL Le réseau TCL sera perturbé demain : si 70 % des métros sont annoncés (ligne B fermée), seule la ligne de tramway T2 sera ouverte (une rame toutes les 9 minutes). Les TCL prévoient 45 % de bus.

Hôpitaux Les personnels de santé devraient être nombreux à battre le pavé contre le projet de loi Hôpital, patients, santé de la ministre Roselyne Bachelot. Leur mobilisation n'aura toutefois pas d'impact pour les patients des hôpitaux .

Secteur privé « On s'attend à des cortèges et des arrêts de travail importants en raison de l'aggravation rapide de la situation économique », note Bruno Bouvier, secrétaire général de la CGT Rhône-Alpes. Des préavis de grève ont été déposés dans de nombreuses entreprises privées, notamment dans le secteur industriel. Mais la CGT estime qu'il lui faudra faire un « vrai effort militant » pour inviter les salariés à débrayer alors qu'ils sont déjà touchés par des mesures de chômage partiel. « On a plus de mal à contacter les employés puisqu'ils sont moins souvent à l'usine », reconnaît Bruno Bouvier. ■