Les gardiens campent en prison

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Les surveillants s'apprêtaient hier soir à passer la nuit aux portes de la maison d'arrêt de Villefranche. Une trentaine d'entre eux se sont relayés hier devant leur établissement pour réclamer des effectifs supplémentaires. Il manquerait en moyenne dix-sept surveillants, selon les syndicats, qui dénoncent « la multiplication des heures supplémentaires » imposée depuis aux surveillants pénitentiaires. « Nous sommes rappelés quasiment sur la moitié de nos jours de repos et il n'est pas rare que nous soyons obligés de travailler jusqu'à neuf jours d'affilée », indique Dominique Verrière, délégué du personnel Ufap/Unsa et gardien à Villefranche. « Du coup, les personnels sont fatigués et moins patients avec la population carcérale », ajoute le syndicat, qui n'a obtenu de la direction interrégionale des services pénitentiaires « que l'affectation de cinq nouveaux agents ». Les gardiens, réunis hier soir sous des tentes devant la prison, envisageaient de reconduire leur mouvement aujourd'hui. ■ E. F.