Les étudiants anti-BioVision relâchés

Frédéric Crouzet

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Ils sont ressortis libres du tribunal. Les trois étudiants de 20 ans, interpellés lundi au parc de la Tête d'Or lors d'une manifestation contre le forum BioVision, ont été relâchés hier et placés sous contrôle judiciaire à l'issue de 48 heures de garde à vue. Poursuivis pour violences à agent, rébellion et refus de prélèvement biologique, ils seront finalement jugés le 1er avril par la chambre des comparutions immédiates du tribunal correctionnel. Ils sont notamment accusés d'avoir jeté des pierres sur des policiers alors que ces derniers évacuaient, de façon musclée, la centaine de manifestants des abords de la Cité internationale.

L'un des trois prévenus a reconnu s'être saisi d'un caillou et l'avoir envoyé vers les forces de l'ordre. « Mais il n'a atteint personne. Pour les deux autres, des vidéos montrent qu'il s'agissait d'autres manifestants. Et les policiers n'ont pas tous donné la même version », relève Marie-Noël Fréry, l'avocate des étudiants. Des participants au rassemblement anti-BioVision ont dénoncé hier « la violence » de l'intervention policière. « Je partais et j'étais dos aux policiers quand j'ai pris un coup de matraque sur la tête », raconte Rémi Colin, étudiant à Lyon-II, qui a dû être hospitalisé pour un léger traumatisme crânien. ■