Les habitants vont affluer au Confluent

Elisa Frisullo Photos : Laurent CERINO

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Véritable no man's land il y a encore quelques mois, la première tranche du nouveau quartier du Confluent prend vie. Une trentaine de grues sont actuellement à pied d'oeuvre sur ce site de 400 000 m2, entre le cours Charlemagne et la Saône, où les premiers résidents sont attendus en septembre. Après la livraison, l'an passé, de plusieurs immeubles de bureaux, les îlots d'habitations A, B et C, construits au bord de la place nautique, doivent être achevés dès la fin de l'été. Dans le même temps, la promenade aménagée sur le bord de la Saône, entre la pointe du Confluent et la darse, accueillera ses premiers badauds.

« En septembre, lors de la Biennale d'art contemporain qui draine des milliers de visiteurs à la Sucrière, les gens découvriront un quartier exceptionnel », s'est satisfait hier le maire (PS) de Lyon, Gérard Collomb. De quoi réjouir également le chef doublement étoilé Nicolas Le Bec qui, alors que le Confluent n'était qu'un immense territoire lunaire, avait fait le pari d'y ouvrir un complexe d'un nouveau genre. Désormais chez lui sur les docks comme dans son restaurant gastronomique de la rue Grolée (2e), qu'il a finalement décidé de conserver, ce prodige de 34 ans a investi les anciens Salins du Midi, reconvertis en allée piétonne : la rue Le Bec. Cet endroit, qui doit ouvrir cet été, a été pensé comme des halles, animées à toute heure de la journée et entièrement privatisables. « Dans cette ville de plus en plus ouverte sur le monde, je voulais trouver un lieu, neutre et modulable, pour accueillir les congressistes, les grands événements », indique Nicolas Le Bec. Dans ses 2 000 m2, il proposera de multiples activités accessibles à tous. De part et d'autre de la rue aménagée dans le bâtiment, les clients trouveront une boulangerie, un kiosque à fleurs, un chai viticole et un vaste restaurant, bordé « comme au marché » d'étals de poissons et de légumes. A l'étage, des salles de réunion côtoieront un fumoir et des espaces de détente tandis qu'en bord de Saône, une terrasse de 1 000 m2 et un bar éphémère seront aménagés à côté d'un bassin.

Pour voir le reste du quartier s'animer, il faudra attendre l'ouverture, en 2010, du pôle de commerce et de loisirs et de la darse, élément central de cette première tranche de travaux, évaluée à 1,1 milliard d'euros. ■