Lyon et Villeurbanne veulent accélérer l'autopartage avant d'interdire les diesels en 2026

MOBILITES Les mairies de Lyon et Villeurbanne ont lancé un appel à manifestation d’intérêt pour renforcer l’offre d’autopartage en free-floating, sans obligation de reposer les voitures à une station dédiée

Caroline Girardon
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Les villes de Lyon et Villeurbanne veulent accélérer l'autopartage sur leurs territoires.
Les villes de Lyon et Villeurbanne veulent accélérer l'autopartage sur leurs territoires. — Floreal Hernandez
  • Afin d’accélérer l’autopartage, les mairies de Lyon et Villeurbanne ont lancé conjointement ce lundi un appel d’offres pour les futurs opérateurs.
  • L’objectif est de développer davantage le système alors que les conditions de la ZFE (zone à faibles émissions) vont se durcir.
  • Les écologistes souhaitent interdire les véhicules roulant au diesel en 2026 dans la zone et interdire les modèles les plus polluants.

On le sait : les conditions de la ZFE (zone à faibles émissions) de la métropole de Lyon vont se durcir. Les écologistes n’ont jamais caché leur volonté d’interdire progressivement les voitures les plus polluantes et de bannir les véhicules roulant au diesel à partir de 2026.

Afin d’accompagner « la démotorisation des déplacements des ménages », les mairies de Lyon et Villeurbanne souhaitent renforcer l’offre d’autopartage en « free- floating » (sans obligation de reposer le véhicule à une station dédiée) sur leurs territoires. Elles ont lancé ce lundi un appel à manifestation d’intérêt auprès de futurs opérateurs, qui devront remplir les conditions requises par la métropole de Lyon. A savoir encourager la tarification solidaire pour certains publics, développer une flotte dans l’espace public, ne pas dépasser un certain niveau d’émission, fonctionner à l’électricité renouvelable pour les modèles électriques, etc.

40 % des voitures restent au garage la semaine

« L’utilisation de la voiture au quotidien diminue à Lyon et Villeurbanne. 40 % des voitures des ménages restent au garage en semaine », argumentent les deux municipalités en se basant sur les chiffres de l’agence d’urbanisme de l’aire métropolitaine en 2019. « 40 % des ménages n’ont pas de voitures et utilisent les transports en commun ou le vélo pour se déplacer mais peuvent avoir occasionnellement besoin d’un véhicule, ajoutent-elles. Dans ce cadre, l’autopartage est une solution pertinente. »

A Lyon, le système ne cesse de se développer. Deux cent cinqunate-cinq véhicules sont actuellement déployés par Lyon Parc Auto. Selon les chiffres présentés au début de l’année 2020, avant la pandémie de coronavirus, le nombre de réservation avait progressé de 32 % en un an pour atteindre 73.700. LPA recensait également à l’époque, 4.500 utilisateurs, soit une hausse de 28 %. « 68 % des utilisateurs ont renoncé à l’achat d’une voiture après inscription. On estime que plus de 4.400 voitures ont été supprimées ou non acquises chez les clients actuels », soulève le gestionnaire, se basant pour cela sur les résultats d’une étude publiée en mai dernier.

« En moyenne, en dessous de trois utilisations par semaine, l’autopartage est évalué comme étant plus rentable que la possession d’une voiture », ponctuent les mairies de Lyon et Villeurbanne en guise de conclusion.