Le conflit des « recalculés » marseillais rejugé à Lyon

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L'affaire des « recalculés » rebondit devant la justice lyonnaise. Hier, la cour d'appel de Lyon s'est penchée sur le cas de 35 chômeurs marseillais en conflit juridique depuis cinq ans avec l'Unedic, après avoir vu leur durée d'indemnisation brutalement réduite. En 2004, ces derniers avaient été les premiers, parmi les milliers d'autres « recalculés » de France, à obtenir la condamnation de l'Unedic, contrainte de les rétablir dans leurs droits.

Mais cette décision a été cassée en janvier 2007 par la Cour de cassation et l'affaire renvoyée devant la cour d'appel de Lyon, qui a mis hier son arrêt en délibéré au 31 mars. La décision rendue ne sera que symbolique puisqu'en mai 2008 la forte mobilisation des chômeurs, parmi lesquels figuraient 64 Lyonnais, avait conduit le gouvernement à réintégrer dans leurs droits tous les « recalculés ». « Mais ce procès reste important », indique le secrétaire du syndicat CGT des privés d'emploi et précaires du Rhône, Philippe Baot, venu soutenir hier à l'audience les chômeurs marseillais. « Aujourd'hui, l'Unedic ne réclame pas les sommes qu'elle a versés à l'époque mais veut que la justice lui reconnaisse de changer les règles du jeu comme bon lui semble ». Si l'Unedic obtient gain de cause, les « recalculés » pourraient être condamnés à payer les frais de justice engagés dans cette affaire depuis 2004. Soit plusieurs milliers d'euros. ■