La raffinerie Total de Feyzin à l'arrêt pour deux mois

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Le secteur pétrochimique de la raffinerie Total fait sa « révision générale ». A partir d'aujourd'hui, les unités fabriquant des produits chimiques à base de pétrole sur le site à Feyzin vont cesser leur activité pour une durée d'environ huit semaines, afin de procéder à une inspection et à un nettoyage des équipements. En complément de ces travaux de maintenance, Total va investir 20 millions d'euros pour moderniser et sécuriser ses infrastructures.

Le coût global de cet arrêt s'élève à 60 millions d'euros, une opération qui est renouvelée tous les six ou sept ans, la dernière ayant eu lieu en mars 2003. « Nous allons apporter des modifications sur certaines de nos installations, en espérant ainsi réduire notre consommation énergétique et nos émissions dans l'air, même si ces dernières ne seront atténuées que de 1 % », explique Jean-Pierre Poncin, directeur de l'usine.

Deux années de préparation ont été nécessaires pour ce projet, et ce sont plus de mille personnes extérieures à la raffinerie qui y interviendront chaque jour pendant les deux prochains mois.

Durant cette interruption, les unités de raffinage, qui concernent seulement le gazoil, continueront à fonctionner et à approvisionner le marché. Lors de la phase de redémarrage, vers la mi-avril, des gaz pourraient être brûlés fréquemment à la torchère, entraînant ainsi un panache de fumée et des nuisances sonores pour les riverains. ■ M. C.