Un réseau de « go fast » à l'arrêt

Frédéric Crouzet

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« C'est une des plus grosses saisie d'héroïne jamais réalisée par la PJ », s'enthousiasme un enquêteur de la brigade des stups. Claude Catto, directeur interrégional de la police judiciaire de Lyon, a annoncé hier que ses services avaient démantelé un important trafic de stupéfiants entre les Pays-Bas et la région lyonnaise opérant par « go fast » (convois rapides). Une quinzaine de personnes ont été interpellées, dont la tête du réseau, un homme de 25 ans résidant à Villefranche-sur-Saône. Et 85 kg d'héroïne brune, ainsi que 9 kg de cocaïne ont été saisis à Reims au terme d'une épique course poursuite le 1er février dernier.

Ce soir là, après un an d'enquête en coordination avec les polices allemandes et néerlandaises, les hommes de la PJ de Lyon traquent un nouveau convoi de drogue depuis la frontière belge. La marchandise circule à bord d'une puissante BMW M5, qui roule à 200 km/h. Au péage de Courcy, sur l'A 26, les policiers déploient des herses. Mais la BMW force le barrage, crève deux pneus, tente de renverser des policiers qui ouvrent le feu, et s'enfuit. La voiture sera interceptée dans le centre de Reims après une course-poursuite de 20 km. Le conducteur est arrêté. Le passager, qui a pris la fuite à pied, sera interpellé quelques heures plus tard à Paris. ■