Coronavirus à Lyon : Première baisse des chiffres en réanimation au CHU mais les hôpitaux restent sous pression

PANDEMIE Le bilan hebdomadaire des hospices civils de Lyon (HCL) fait état d’une diminution du nombre de patients en réanimation mais le nombre d’hospitalisations reste stable et élevé

Elisa Frisullo

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Un patient pris en charge dans une unité Covid d'un hôpital de Marseille.
Un patient pris en charge dans une unité Covid d'un hôpital de Marseille. — Daniel Cole

Une baisse légère et trop précoce pour laisser entrevoir un plateau au CHU de Lyon et plus encore une décrue épidémique. Selon le dernier point sur le Covid-10 publié ce mardi par les Hospices civils de Lyon (HCL), les admissions en réanimation ont diminué au cours de la semaine écoulée de 6.29 %. Avec 134 patients actuellement pris en charge en soins intensifs, le CHU de Lyon qui a armé une soixantaine de lits supplémentaires ces dernières semaines, a vu le taux d’occupation de la réa se stabiliser autour de 91 %.

Un léger mieux, donc, qui n’est toutefois pas perceptible en dehors des HCL, les prises en charge en réa ayant continué de progresser dans le reste du département. Tous services confondus, les hospitalisations liées au coronavirus semblent se stabiliser, dans les établissements gérés par le CHU comme sur l’ensemble du département. Mais la pression hospitalière reste forte, avec 509 malades Covid + encore hospitalisés aux HCL et 1.332 dans le Rhône, à Bourgoin-Jallieu et à Vienne.

Le taux d’incidence en baisse

Petite lueur d’espoir tout de même, le taux d’incidence de la maladie, révélant le niveau de circulation du virus au sein de la population, continue de diminuer lentement. Il s’élevait au 16 avril à 440 cas pour 100.000 habitants dans le Rhône et à 455 cas dans la métropole de Lyon après avoir dépassé les 550 cas pour 100.000 habitants début avril. Pour rappel, un délai de quinze jours sépare habituellement la baisse du taux d’incidence du Covid-19 à la diminution de la pression hospitalière. Les prochains jours seront donc déterminants au CHU de Lyon comme ailleurs pour s’assurer que le pic épidémique a été atteint et que la troisième vague amorce sa décrue.