Saint-Jean-industrie laisse 108 salariés sur le carreau

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L'histoire de la fonderie Saint-Jean-Industrie s'est arrêtée hier soir devant le tribunal de commerce de Villefranche. Comme prévu, cette usine, spécialisée depuis 1886 dans le moulage de pièces en aluminium pour l'automobile, a été placée en liquidation judiciaire après avoir perdu son principal client : le constructeur de camions Renault Trucks. « Mais c'est notre direction la principale responsable. Elle a toujours cherché à se débarrasser de nous pour délocaliser la production en Croatie », a réagi, amère, Laurette Joullié, représentante CGT du personnel au sein de la fonderie. « L'arrêt de ces commandes était prévu et la direction n'a rien fait pour compenser ce manque à gagner », a ajouté l'employée, dans l'usine depuis vingt-cinq ans. En début de semaine, Renault Trucks avait justifié la fin de ses commandes, prévu initialement pour fin 2009, par des « problèmes sur les délais de livraison et la qualité des pièces ». Les salariés ont prévu de se rassembler dès 11 h ce matin devant la fonderie. ■E. F.