Lyon : Où faire don de serviettes et tampons hygiéniques dans le cadre de la collecte de la Métropole ?

PRECARITE MENSTRUELLE Dès le 8 mars et jusqu’au 28 mai, une collecte de protections féminines est organisée par la Métropole de Lyon et une association pour lutter contre la précarité menstruelle

Elisa Frisullo

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C'est dans ce genre de boite que les gens sont invités à venir déposer des serviettes hygiéniques à Lille. Illustration.
C'est dans ce genre de boite que les gens sont invités à venir déposer des serviettes hygiéniques à Lille. Illustration. — M.Libert/20 Minutes

Des boîtes ont été prévues dans différentes communes, arrondissements et quartiers de la région lyonnaise pour accueillir les dons. Dès ce 8 mars, journée internationale des droits de la femme, et jusqu’au 28 mai, une grande collecte de protections féminines est lancée par la Métropole de Lyon en partenariat avec l’association Règles élémentaires.

L’objectif est de lutter contre la précarité menstruelle qui concerne des milliers de jeunes filles et femmes en France et de mettre serviettes hygiéniques et tampons à disposition des publics les plus fragiles. « L’accès à des protections périodiques relève d’un droit fondamental : le droit à la dignité, souligne la vice-présidente de la Métropole Michèle PIcard, chargée de l’égalité femmes-hommes, et maire de Vénissieux. Près de 2 millions de femmes en France subissent la précarité menstruelle. Et une étudiante sur trois indique avoir des difficultés à s’acheter des protections ».

Des dons remis à des associations

Les habitants de la Métropole sont donc invités à venir donner des serviettes et tampons hygiéniques dans les maisons dans une vingtaine de maisons de la Métropole et dans plusieurs mairies ayant souhaité participer à cette mobilisation contre la précarité menstruelle. C’est déjà le cas des communes de Vénissieux, Craponne, Corbas, Albigny, Givors ou encore Sainte-Foy-lès-Lyon où des boîtes sont installées pour la collecte, ainsi que certains arrondissements de Lyon.

Ces produits de première nécessité « seront ensuite redistribués aux différentes associations de solidarité du territoire, à l’instar du Foyer Notre dame des sans-abri, du Mas mais aussi au Tambour, à l’Armée du salut ou aux Restos du cœur », précise la Métropole. Pour les étudiantes, des associations comme le Groupement des associations et élus étudiants, Indépendant et Solidaire et le centre Régional des œuvres universitaires et scolaires, seront chargées de redistribuer les protections féminines.