Coronavirus dans le Rhône : Après un mois de « plateau », les indicateurs en légère hausse à l’hôpital

PANDEMIE Les indicateurs de suivi du Covid-19, en stagnation depuis un mois, repartent légèrement à la hausse ces derniers jours dans le département, selon les chiffres de Santé publique France

Elisa Frisullo

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Dans un hôpital français.
Dans un hôpital français. — Frederic DIDES

La région Auvergne Rhône-Alpes, la plus touchée à l’automne dernier par la deuxième vague, n’est plus parmi les territoires où le virus circule le plus. Mais alors que bruisse de nouveau la rumeur d’un troisième confinement, les indicateurs de suivi du Covid-19 semblent repartir à la hausse, dans le Rhône principalement, après un « plateau » observé depuis un mois à l’hôpital.

Selon les chiffres publiés quotidiennement par Santé publique France, les hospitalisations, qui stagnaient depuis plusieurs semaines, se sont accrues entre le 15 et le 23 janvier, passant de 907 patients Covid + admis dans les différents services hospitaliers à 921 ce samedi. En réanimation, la courbe repart aussi en très légère hausse avec 129 malades du coronavirus actuellement pris en charge, soit 3 de plus qu’il y a une semaine. Les nouvelles hospitalisations quotidiennes observées dans le département évoluent aussi à la hausse, avec 59 nouvelles admissions liées à l’épidémie enregistrée le 23 janvier.

Pas encore d’effet du couvre-feu

Si cette légère évolution à la hausse n’a rien d’alarmant pour l’heure, elle tend cependant à confirmer, dans le Rhône, le regain progressif de l’épidémie observé sur le territoire national. Une tendance que confirme le suivi du taux d’incidence de la maladie, scruté pour mesurer l’évolution de la circulation du virus au sein de la population. Après plusieurs semaines de stabilisation, ce taux est en hausse dans le département et s’établit à 225 cas pour 100.000 habitants sur la semaine glissante du 14 au 20 janvier (214 du 11 au 17 janvier).

Il conviendra bien sûr de suivre l’évolution des différents indicateurs au cours des prochains jours pour vérifier si ce regain de la maladie se confirme. Et ce, malgré l’instauration du couvre-feu avancé à 18 heures, dont les effets sur l’épidémie n’ont pas encore été évalués au niveau national.