Lyon : Un réseau familial de voleurs à la tire, sévissant dans les transports en commun, démantelé par la police

ENQUETE C'est une enquête de plusieurs mois qui vient de s'achever à Lyon avec l'arrestation de neuf suspects originaires du Gard et de l'Hérault qui sévissaient dans les transports en commun lyonnais

Elisa Frisullo

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A Lyon, plusieurs candidats à la mairie de Lyon proposent de cérer une nouvelle ligne de métro pour améliorer le réseau TCL.
A Lyon, plusieurs candidats à la mairie de Lyon proposent de cérer une nouvelle ligne de métro pour améliorer le réseau TCL. — E. Riberry / 20 minutes

Les investigations, commencées il y a plusieurs mois entre la région lyonnaise, le Gard et l’Hérault, ont abouti cette semaine. Ce jeudi, neuf personnes, suspectées d’appartenir à un réseau familial de voleurs à la tire qui sévissait dans les TCL, doivent être présentées à un juge d’instruction à Lyon. 

Lundi, huit suspects d’une même famille, trois hommes et cinq femmes, ont été interpellés dans un village du Gard qui leur servait de base de repli, apprend-on auprès de la sûreté déprtamentale du Rhône. Un neuvième suspect, extérieur à cette famille et suspecté d’être le « banquier » de l’organisation, a également été arrêté dans l’Hérault.

L’argent blanchi par le patriarche

Cette bande de voleurs à la tire était très structurée, selon la police, qui a mobilisé sur cette enquête le service interrégional de sécurisation des transports en commun de la DDSP et les enquêteurs de la brigade de répression des cambriolages. Les jeunes filles du clan étaient chargées de réaliser les vols et les escroqueries et les hommes « organisaient le travail des équipes sur le terrain ». A la tête du réseau pyramidal, le « patriarche », un homme de 45 ans vivant dans le Gard, récoltait le produit des infractions et le blanchissait en achetant des bijoux ou encore un véhicule d’une grande valeur, ajoute la DDSP.

Les investigations menées dans le cadre de cette affaire ont permis de dénombrer 19 victimes, pour un préjudice total évalué à 34.400 euros. Lors des perquisitions réalisées lundi, dans la foulée des interpellations, une somme de plus de 36.000 euros a été saisie, ainsi que des bijoux, dont l’origine reste à déterminer.